Doux novembre à l’Estérel

Marie-Philippe Jean| 31 octobre 2017

On l’appelle « le mois des morts » depuis bien longtemps, et bien qu’on soit tous bien familiers avec sa grisaille, on craint toujours un peu son arrivée. Le mois de novembre représente cet arc inconfortable entre le grandiose spectacle offert par la nature d’octobre et l’anticipation du toujours magique temps des Fêtes apporté par décembre. On fait rimer novembre avec la noirceur, la tombée des feuilles, le froid, l’hostilité, et bien souvent – la chute de notre vitalité.

Crédits photo: @cynthiacaraz pour @chictonique (Instagram)

Mais chaque visite à l’Estérel est un rappel de l’importance de vivre en harmonie avec les cycles de la nature, plutôt que de tenter de les combattre.

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« La nature à chaque instant s’occupe de votre bien-être. Elle n’a pas d’autre fin. Ne lui résistez pas. » – Henry David Thoreau.

Chaque saison représente un rite de passage, une invitation à se préparer à la saison suivante. Le mois de novembre n’est pas brutal – au contraire – il nous prépare lentement à transitionner vers l’hiver. Son influence sur nous devrait être celle de ralentir, d’allonger ses nuits de sommeil, de choisir le calme autant de fois que possible au quotidien. Plutôt que de laisser son atmosphère mélancolique nous alourdir et nous faire basculer vers la tristesse ou la déprime saisonnière, il est intéressant de profiter de ce mois brumeux pour faire le point sur tout ce qui a été accompli au cours de l’été et de l’automne.

Crédits photo : @cynthiacaraz pour @chictonique (Instagram)

Pour accueillir novembre et honorer ce cycle de la nature aussi essentiel que difficile à traverser avec douceur, j’ai choisi de venir me réfugier à l’Estérel le temps d’un court séjour avec mon amie Cynthia. La course contre la montre dans laquelle on s’engage toujours avant Noël ne nous permettant pas de prendre un réel congé de boulot, on a enfoui nos ordinateurs dans nos sacs et fait de notre chambre avec vue sur le lac et du douillet salon de la réception notre « bureau ».

Crédits photo : @cynthiacaraz pour @chictonique (Instagram)

Entre quelques sessions d’écriture, de retouches photo et de courriels, on a enfilé nos maillots pour profiter des bains, accumuler quelques siestes, et partager des plats aux restaurants de l’établissement.

Crédits photo : @cynthiacaraz pour @chictonique (Instagram)
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Déterminées à profiter de tout, on a même fait sonner nos cadrans quelques minutes avant le lever du soleil pour admirer le lac et observer l’épais brouillard qui le recouvrait se soulever et se colorer au rythme du lever du jour. Un spectacle émouvant auquel on a assisté des premières loges – le quai des pontons de l’Estérel.

Crédits photo : @cynthiacaraz pour @chictonique (Instagram)
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Quand prendre de vraies vacances n’est pas une option, se retrouver ici ne serait-ce que 24 heures nous permet de changer de rythme, de sortir de notre tourbillon habituel, de remplir nos poumons d’air frais. En choisissant de venir entre amies, on s’offrait également le cadeau de partager de vraies longues conversations, de discuter de tout ce qu’on souhaitait laisser aller dans nos vies, et tout ce qu’on aspirait à créer dans les mois à venir.

Crédits photo : @cynthiacaraz pour @chictonique (Instagram)

Choisir le mois de novembre pour séjourner à l’Estérel est également une décision stratégique – c’est le moment idéal pour profiter des lieux en toute tranquillité avant la toujours bien occupée période des fêtes.

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