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Il était une fois... un grand homme qui entreprit de réaliser un grand projet !
C'est vers les années 1920 que le baron Louis Empain de Belgique découvre le charme sauvage
des Laurentides et décide d'y investir une partie de sa fortune. Il conçoit et initie l'implantation d'un
vaste centre de villégiature au coeur de ces montagnes.
Il baptise ce site «ESTÉREL», en souvenir des montagnes à l'ouest de Cannes, dans le sud de la
France. La beauté suprême des feuilles d'automne lui rappelle un soleil couchant sur les montagnes
de France. Jamais un nom n'aura été mieux approprié pour définir l'essence même de ce site
merveilleux et enchanteur.
Cet homme ambitieux et avant-gardiste entreprend la réalisation de ses rêves par la construction
d'un hôtel, écuries, cinéma, club nautique et centre commercial. Malheureusement, la guerre éclate
et il doit abandonner son projet.
Il faudra attendre près de vingt ans pour que le flambeau ne soit repris. C'est un prospère industriel
abitibien, Monsieur Fridolin Simard, qui parachèvera l'oeuvre ambitieuse du baron.
Au cour de l'été 1958, Monsieur Simard est aux commandes de son hydravion et se dirige vers
Dorval lorsqu'un orage imprévu l'oblige à rebrousser chemin. Un aiguilleur de la tour de contrôle lui
suggère de se poser sur le lac Masson ; ce que fait notre intrépide pilote qui est loin de se douter
alors que cet incident marquera un important tournant dans sa vie.
Ayant passé la nuit dans les anciennes écuries du baron Louis Empain, il remarque une carte de la
région affichée sur un mur et apprend que le domaine est à vendre. Homme d'action et
entrepreneur avisé, Monsieur Simard en fait aussitôt l'acquisition et s'affaire à y créer un véritable
petit paradis.
Dès son origine, la ville de l'Estérel s'est démarquée autant par ses politiques urbanistes que par la
qualité de ses constructions. Quatre-vingt pour cent de tous ces développements routiers,
électriques, téléphoniques, hôtelliers et résidentiels ont été réalisés durant la saison hivernale :
preuve qu'il était possible de faire des travaux d'envergure durant la saison froide et par la même
occasion, de créer de l'emploi.
Ce qui n'était qu'un rêve en 1958, est donc devenu réalité : un site résidentiel conçu sur un
domaine de 5,000 acres de montagnes, offrant une qualité de vie digne des aspirations de son
instigateur.
Facile d'accès par l'autoroute des Laurentides et à seulement une heure de Montréal, l'Estérel s'est
vite imposé comme un centre exclusif de villégiature et congrès quatre saisons.
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